Après leur formation, beaucoup de coachs et de PNListes souhaitent transformer leurs nouvelles compétences en une activité professionnelle. Une question revient alors : peut-on vivre de son métier de coach de vie ? Oui, c’est possible. Pour construire une activité viable, il faut toutefois préciser à qui l’on souhaite s’adresser, ce que l’on peut apporter et comment cette activité permettra de dégager un revenu.
Lorsque nous démarrons une formation de coaching, nous le faisons souvent avec l’idée de devenir indépendants et de nous lancer dans une nouvelle carrière. Accompagner les autres peut nous permettre de nous sentir utiles et de trouver davantage de sens dans notre travail. Pour certains, l’objectif est de quitter un emploi salarié dans lequel ils ne se retrouvent plus. Pour d’autres, il s’agit d’abord de développer une activité complémentaire, qui pourra prendre de l’ampleur avec le temps.
Du rêve au projet professionnel
Au début, ce changement ressemble parfois davantage à un rêve qu’à un projet. Nous aimons les êtres humains, nous croyons en leur capacité à évoluer et nous souhaitons les accompagner. Cette motivation est précieuse : elle donne l’élan nécessaire pour se former et commencer à pratiquer.
Pour lui donner une suite concrète, il faut aussi explorer les réalités du métier. Qui pourrait avoir besoin de votre accompagnement ? Comment ces personnes vous trouveront-elles ? Combien de temps pourrez-vous consacrer à votre activité et quel revenu souhaitez-vous en retirer ? Ces questions permettent de construire un projet à la mesure de vos besoins et de vos possibilités.
Coaching de vie : un service dont les résultats se construisent avec le client
Quand nous parlons d’activité professionnelle, nous parlons aussi de décision d’achat, d’investissement et de satisfaction du client. Une personne qui choisit un accompagnement doit pouvoir comprendre ce qu’elle peut en attendre.
Des résultats qui dépendent aussi des clients
Dans le coaching de vie, nous travaillons avec des personnes dont les situations, les ressources et le rythme sont différents. Les progrès dépendent de la qualité de l’accompagnement, mais aussi de l’engagement du client et de ce qui se passe dans sa vie.
Un coach peut proposer un cadre de travail solide, aider à clarifier un objectif et accompagner les étapes du changement. Il ne peut pas décider ni agir à la place de son client.
Un processus clair pour avancer
Même avec une clientèle bien définie et de l’expérience, deux personnes ne retireront pas exactement la même chose d’un accompagnement. Perfectionner sa pratique et ses outils reste essentiel, sans constituer une garantie de résultat.
Vous pouvez en revanche rendre votre démarche concrète : définir ensemble un objectif, expliquer le déroulement des séances et prévoir des points d’étape pour observer les avancées. Votre client dispose ainsi de repères pour choisir son accompagnement et apprécier ce qui évolue.
Réduire la prise de risque
Du côté du client, commencer un coaching représente un investissement en argent, mais aussi en temps et en énergie. Plus votre offre est compréhensible, plus il lui sera facile de déterminer si elle correspond à son besoin.
L’exemple du pâtissier
Prenons l’exemple d’un pâtissier : lorsqu’un client achète un gâteau, il sait généralement ce qu’il achète, à quel prix et pour quelle occasion. Dans le coaching, le service est moins tangible. Le client a donc besoin d’explications pour se représenter le travail proposé et ce qu’il implique.
Un investissement plus facile à évaluer
Un premier échange permet de préciser la demande, de présenter votre manière de travailler et de vérifier si vous pouvez accompagner cette personne. Des informations claires sur les tarifs, la durée des séances et les modalités de l’accompagnement facilitent sa décision.
Vous pouvez aussi donner des exemples de sujets travaillés : préparer une décision, retrouver de l’assurance pour prendre la parole ou aborder une transition professionnelle. Ces exemples rendent votre offre plus concrète, sans promettre un résultat identique à chacun.
Des personnes qui avancent à leur rythme
Une personne peut souhaiter un changement sans être prête à entreprendre un coaching immédiatement. Elle peut manquer de disponibilité, hésiter sur ses priorités ou avoir besoin de mieux comprendre la démarche.
Votre rôle est de l’aider à préciser sa demande et à apprécier si le moment est opportun. Cette discussion permet de poser les bases d’un accompagnement choisi et de vérifier si une autre forme de soutien serait plus adaptée.
Clarifier les attentes du client
Même lorsqu’une personne est prête à commencer, elle ne sait pas nécessairement ce qu’est le coaching. Elle peut, par exemple, attendre des conseils ou espérer résoudre une situation complexe en une seule séance.
Expliquer votre rôle et convenir d’un objectif réaliste évite les malentendus. Vous pouvez définir une première étape accessible, puis ajuster la suite en fonction de ce qui se présente.
L’engagement nécessaire pour atteindre ses objectifs
La durée d’un accompagnement varie selon la demande. Le client reste acteur de ses décisions et des actions qu’il entreprend. De votre côté, vous êtes responsable du cadre et de la qualité de votre pratique, ainsi que de l’attention portée aux difficultés rencontrées.
Lorsque les bénéfices annoncés restent très généraux, comme « aller mieux » ou « réaliser son potentiel », votre interlocuteur peut avoir du mal à se reconnaître dans votre offre. Relier votre accompagnement à une situation précise lui permet de comprendre plus facilement pourquoi il pourrait faire appel à vous.
Combiner le coaching avec d’autres compétences
Le coaching est un métier qui mobilise des compétences d’accompagnement. Pour en faire une activité viable, vous devez également construire une offre et développer votre clientèle. Vos autres compétences peuvent vous aider à trouver une place qui vous correspond.
Se spécialiser sur une cible
Choisir un public ou un type de situation facilite vos premiers pas. Vous pouvez mieux comprendre les besoins de ces personnes, adapter votre communication et identifier les lieux où les rencontrer.
Ce choix peut évoluer avec la pratique. Il vous donne un point de départ, sans vous obliger à définir dès le début une spécialisation définitive.
Partir de son expérience et de ses compétences
Pour démarrer votre activité de coach de vie, prenez le temps de regarder votre parcours professionnel, votre expérience de vie, vos intérêts et les compétences que votre entourage vous reconnaît déjà.
Quelles situations connaissez-vous bien ? Sur quels sujets les autres viennent-ils spontanément vous solliciter ? Avec quels publics avez-vous l’habitude de travailler ? Vos réponses peuvent faire apparaître des besoins auxquels votre pratique du coaching apportera une valeur concrète.
Votre expérience constitue un appui. La formation et la pratique vous permettent ensuite d’accompagner une personne dans sa propre situation, sans supposer que ce qui a fonctionné pour vous lui conviendra nécessairement.
Quelques exemples de spécialisation
- Si vous avez une expérience de la prise de parole en public, vous pouvez développer un accompagnement pour les personnes qui souhaitent gagner en aisance dans leurs interventions.
- Si vous connaissez bien l’entrepreneuriat, vous pouvez accompagner des entrepreneurs à clarifier leurs priorités et leurs décisions, dans les limites de vos compétences.
- Si vous êtes expert en marketing, vous pouvez associer cette expertise à une démarche de coaching pour aider des indépendants à mieux présenter leurs services, en distinguant les temps de conseil et de coaching.
- Si vous avez traversé une séparation, cette expérience peut nourrir votre compréhension de certaines difficultés. Elle devra s’appuyer sur des compétences d’accompagnement adaptées et sur la capacité à orienter vers un autre professionnel lorsque cela est nécessaire.
Le métier de coach de vie : la réalité du terrain
Expertise, expérience et personnalité
Votre expertise, votre expérience et votre personnalité participent à la confiance que vos clients peuvent vous accorder. Cette confiance se développe aussi à travers la qualité de vos échanges et la cohérence entre ce que vous annoncez et ce que vous proposez réellement.
Passer d’une vision idéalisée à une activité concrète
Exercer comme coach indépendant implique de consacrer du temps aux séances, mais également à leur préparation, à la communication, aux prises de contact et à l’administration. Prévoir ce temps vous aidera à organiser une activité que vous pourrez tenir dans la durée.
La viabilité économique se prépare aussi avec quelques calculs simples. Estimez vos frais professionnels : location éventuelle d’un espace, outils, assurances, communication, formation continue et supervision. Ajoutez les cotisations et les autres obligations liées à votre statut, puis déterminez le chiffre d’affaires nécessaire pour couvrir ces dépenses et dégager le revenu souhaité.
À titre d’exemple, avec un tarif hypothétique de CHF 150 par séance, 20 séances facturées dans un mois représentent CHF 3’000 de chiffre d’affaires, avant les charges et les prélèvements. Ce montant ne correspond donc pas à votre revenu disponible. Il faut également tenir compte des périodes moins remplies et du temps de travail qui n’est pas facturé.
Ce calcul vous permet de vérifier combien de séances vous devrez vendre, si ce volume est compatible avec votre disponibilité et comment trouver les clients correspondants. Vous pouvez commencer progressivement, tester votre offre auprès de premiers clients et ajuster votre projet à partir de la demande observée. Maintenir temporairement une activité salariée peut aussi vous laisser le temps de développer votre clientèle.
Construire son expertise et sa réputation
Votre activité se consolide au fil de la pratique, des retours de vos clients et des relations professionnelles que vous entretenez. Les recommandations peuvent y contribuer, tout comme une communication régulière auprès du public que vous souhaitez accompagner.
Pour aller plus loin, découvrez notre article consacré au démarrage d’une activité indépendante de coach.
Se former pour exercer comme coach de vie
Construire sa pratique professionnelle
La formation permet de développer les compétences nécessaires à l’accompagnement, de s’exercer et de recevoir des retours sur sa pratique. Elle aide aussi à préciser les limites de son rôle et à construire un cadre professionnel.
Pour découvrir le programme, les modalités et les prochaines sessions du Collège Romand, consultez notre formation Coach Professionnel ICF.
FAQ sur le coach de vie
Peut-on vivre de son activité de coach de vie ?
Oui, c’est possible. Cela suppose de développer une clientèle, de proposer une offre compréhensible et de vérifier que les revenus générés couvrent vos charges et vos besoins. Un démarrage progressif permet de tester votre projet et d’ajuster votre organisation.
Faut-il se spécialiser quand on devient coach ?
Une spécialisation peut vous aider à faire connaître votre activité et à rencontrer les personnes que vous souhaitez accompagner. Elle peut partir de votre expérience professionnelle ou d’un public que vous connaissez bien, puis évoluer avec votre pratique.
Le coaching garantit-il des résultats ?
Un coach ne peut pas garantir un changement précis. Il peut proposer un cadre professionnel, définir des objectifs avec son client et faire régulièrement le point sur les avancées. Les résultats se construisent au cours de l’accompagnement, avec la participation du client.
Vous envisagez de vous former au coaching ? Le Collège Romand vous propose un rendez-vous gratuit pour échanger sur votre projet professionnel et le contenu de la formation.
Vous pouvez nous joindre au +41 22 736 98 62, les lundis, mardis, jeudis et vendredis.








